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Définition Etat affectif
caractérisé par un sentiment d’insécurité,
de trouble diffus. (Larousse psychologie)
Tentative de précision Le trouble
anxieux est difficilement définissable. La définition de
"peur sans objet" tient difficilement la route face aux phénomènes
tels que l'anxiété liée à des situations bien
précises, ou le trac.
Quelques facteurs
communs :
- l’anxiété aiguë entraîne quelques inhibitions (diminution ou arrêt d'une fonction) w Dysfonctionnements cognitifs (pensées, représentation mentales), Anxiété généralisée et DSMIV L'anxiété aigue a été définie et caractérisée comme un trouble anxieux : l'anxiété généralisée. Les critères DSM IV de l’anxiété généralisée : 1. Au moins
un souci durant un mois, un jour sur deux.
- Agitation, surexcitation4. Souci non limité (comme dans le trouble panique, la phobie sociale…) 5. Souffrance, altération sociale, professionnelle significative 6. Le trouble n’est pas consécutif à un abus de substance, une affection médicale ou un trouble de l’humeur ou psychotique. L’anxiété généralisée concerne 4,5% de la population Seulement 10% des sujets consultent des spécialistes. Les problèmes de l’anxiété et de son approche - Trouble sémantique : l’anxiété est un terme flou. Il n’a pas ou peu de connotations médicales ou pathologiques. - L’anxiété est tout d’abord perçue par l’individu et son entourage comme un trait de personnalité. « Tu es anxieux », dit-on, confondant tendance acquise et mouvante avec une caractéristique figée et naturelle. Ainsi, on est (ou l’on naît) hypersensible mais on devient anxieux. - L’anxiété apparaît en général dès l’adolescence, mais il se passe en général de nombreuses années avant que des consultations soient envisagées. - Les manifestations
somatiques qui accompagnent généralement l’anxiété
ne sont pas «spectaculaires ».
Bref recadrage L'anxiété n'est pas naturelle. Il s'agit d'un apprentissage. Un apprentissage peut se remettre en cause. L'anxiété n'est pas un état, immobile et définitif. L'anxiété est fluctuante : elle laisse des moments de répit. L'hypersensibilité qui génère un terrain favorable à l'anxiété est un atout si on la considère de manière globale (attention) et non du seul point de vue (focalisation) du travers qu'est l'anxiété. Tout est donc possible. Anxiété et cognitions Croyances irrationnelles : - L’anxiété est un fait : « je suis comme ça ». Le sujet accepte son anxiété et la vit comme quelque chose d’immuable. Un autre comportement ne peut donc pas être envisagé. - L’anticipation
anxieuse permet la résolution du problème : illusion de contrôle
- L’anticipation
anxieuse permet de ne pas être déçu en cas d’échec
: illusion de maîtrise du futur.
Anxiété et comportements Réponses inadaptées face à une situation problème : Inhibition de l’action : blocage (psychologique ou physiologique) face, à la situation. « Je ne m’en sens pas capable » Evitement : « je fais tout pour ne pas me retrouver dans cette situation » Vérifications et rituels : « je me rassure en vérifiant, vérifiant, vérifiant… » La vérification devient un rituel, s’enrobe et se nourrit de croyances diverses. Actions inefficaces : «je m’agite en espérant que tout va rentrer dans l’ordre ». Ces conduites sont jugées dysfonctionnelles, car même si, dans un premier temps elle apportent parfois un mieux-être, à moyen et long terme elles augmentent la valeur anxiogène de la situation. Pendant qu’on s’agite, qu’on ne fait rien, qu’on évite ou qu’on vérifie indéfiniment, on ne développe pas les compétences nécessaires à l’adaptation à la situation problème. Le processus
Anxiété en trois dimensions Le processus
précédement décrit fait ressortir schématiquement
un phénomène anxieux tri-partite :
Recherche d'un état naturel La relaxation
n’est pas une activité ramollissante de salon. « Relaxer »
a la même origine étymologique que «libérer »
(on emploie d’ailleurs le terme « relaxer », pour un prisonnier
qu’on libère).
L’individu anxieux veut changer Tout changement
est issu d’un apprentissage. Tout apprentissage et sa réussite sont
conditionnés par la capacité de l’individu à
lâcher-prise : capacité du sujet à se dégager
de son problème, des idées préconçues, conditionnements
sociaux, présupposés, déterminismes sociaux et familiaux,
traumatismes, … Si l'on considère l'anxiété comme
une tendance acquise, la relaxation est un outil privilégié
: se donner les moyens de quitter schémas cognitifs et comportementaux
dysfonctionnels pour mieux pouvoir les remettre en cause, envisager alternatives
et apprentissages jusque là impossibles.
Schéma corporel et monde des sensations Toute difficulté
psychologique naît d’une dysharmonie du sujet :
La reconnaissance
du schéma corporel et du monde des sensations élargit le
champ de conscience de
Le sujet anxieux est un sujet tendu Le relâchement, tout comme la tension sont des états naturels. Chaque fibre musculaire a deux possibilités : se contracter et se relâcher. Culture et société modernes nous apprennent à ne pas se laisser aller. L’éducation « tiens-toi, rentre ton ventre », « marche ou crève » est également un facteur déterminant. L’individu, au fil de son histoire oublie le chemin qui mène au relâchement. Pratiquer la relaxation, c’est guider corps et esprit vers la redécouverte de cet état physiologique inscrit dans la mémoire cellulaire. Se relaxer
n’est donc pas un phénomène artificiel ou extérieur.
Il s’agit de retrouver et de libérer des
Importance de la découverte et de la maîtrise respiratoire - La respiration est la seule fonction vitale dépendante du système neuro-végétatif que l’homme puisse maîtriser. Participant à la régulation du système nerveux, de la circulation sanguine, la fonction respiratoire est bien entendu capitale d’un point de vue physiologique. D’un point
de vue psychologique, la relation entre respiration et état émotionnel
n’est plus à prouver. Mais, dans le cadre de l’anxiété
et de la gestion émotionnelle, l’important est de constater que
cette relation est bilatérale :
La vie psychique influe sur la respiration. La respiration influe sur la vie psychique. - Respiration ventrale : le terme « respiration ventrale » est souvent employé. Il est pratique mais peut jeter le trouble sur l’activité respiratoire. On ne respire avec son ventre.. Il s’agit de dilater le ventre, de faire descendre la masse viscèrale en détendant les muscles abdominaux. pour descendre le seuil de la respiration et accroître le volume pulmonaire (la place dont disposent les poumons). Cette idée à le mérite de rétablir la mobilité du diaphragme, de réhabiliter une respiration naturelle. La respiration « abdominale », est celle du bébé, de l’adulte pendant son sommeil ou de l’animal. Bref une respiration normale, originelle, qui disparaît avec le temps, pervertie par la vie sociale, l’éducation « tiens-toi droit, rentre ton ventre », par toutes sortes d’inhibitions ou d’images négatives associées au corps. La respiration
« ventrale » est naturelle. Sa révélation ne
doit pas être forcée ou artificielle. Il s’agit uniquement
d’un retour au source, non d’un mécanisme de plus : cette respiration
incarne et enracine.
Le dialogue tonique a. Tonus musculaire La physiologie de l’individu présente deux types de muscles : - Muscles lisses
(ou muscles blancs) : leur contraction est autonome, involontaire ou soumise
au système
- Muscles striés
(ou muscles rouges ou muscles squelettiques) : unissant les os, ils permettent
la mobilité du
Ce sont les
muscles striés, muscles volontaires, qui nous intéressent
ici. Ces muscles sont maintenus dans un
b. Régulation Les chocs,
émotions agissent sur la fonction tonique du muscle, d’où
l’importance de l’apprentissage de sa
- Dérèglement du tonus musculaire : agressé, le sujet se contracte exagérément. Cette dépense d’énergie ne lui permet pas d’agir correctement pour résoudre le problème. D’autres sollicitations surgissent. N’ayant pas retrouvé tout son tonus musculaire, cette nouvelle agression est encore plus mal vécue que la précédente… La tension devient chronique. - Régulation du tonus musculaire : le tonus musculaire est plus bas. L’agression ne crée pas ou peu de tensions. Le sujet peut réagir, avoir accès à ses ressources puis retrouver rapidement et aisément son état de départ. c. Fonction et dialogue tonique La fonction
tonique est au centre de la vie de chaque individu. Dans ses relation
avec lui même, mais aussi
Dans ce cadre,
la relation à soi et au monde dépend essentiellement du dialogue
tonique que l’individu peut
Ce dialogue
est autant physiologique que psychologique. C’est d’ailleurs là
une de ses spécificités.
Tensions instinctives, émotionnelles et intellectuelles Les techniques
psychocorporelles se proposent de réduire les tensions et de les
équilibrer : construire une image
Les apports des techniques psychocorporelles Relaxation - Prendre conscience des tensions, apprendre à les réguler. Ceci entraîne une meilleure connaissance de soi, des différents états que l’on peut traverser ou vivre. - Réhabiliter certaines parties du corps oubliées ou muettes et ainsi favoriser le dosage des dépenses d’énergie et des tensions qui en naissent. - Se sentir bien dans sa peau, équilibré, ce qui favorisera une juste attitude face aux éléments perturbateurs. Par voie de conséquence, renforcement de la personnalité, de la confiance en soi… - Développement des capacités d’éveil. « S’éveiller à » , c’est porter son attention sur un phénomène nouveau. En relaxation, l’attention est portée sur le corps. Habituellement, on ne porte attention à son corps qu’en cas de plaisir intense ou, plus fréquemment lorsqu’il souffre, se manifeste de manière négative. On « pose » son attention, on découvre pour la simple découverte, pleinement. Il ne s’agit pas d’une attention instinctive ou spontanée, mais d’une expérience vécue en pleine conscience, être complètement présent à ce qui se produit, mais sans tension ou volontarisme. Etre là tout simplement. - Prélude
à un sommeil retrouvé : Mettre en place la détente
psycho-corporelle nécessaire à l’endormissement.
Travail respiratoire - La respiration a une fonction régulatrice de la part émotionnelle de l’anxiété, prépondérante. - Respirer consciemment, c’est libérer les tensions internes, oxygéner le cerveau, le corps. - En respirant « ventralement » on réhabilite la part instinctive du corps, oubliée. - Quitter le rythme extérieur pour être attentif à son rythme intérieur : la respiration est un formidable outil de lâcher-prise. - Maîtriser
les enjeux émotionnels de la vie en relation (prise de parole, enracinement,
confiance en soi).
Sophrologie - D’un point de vue physiologique, l’individu apprend à détecter, reconnaître et anticiper les réactions organiques qui accompagnent l'anxiété. La relaxation dynamique apporte les sensations nécessaires à cette maîtrise. Le schéma corporel vécu dans sa globalité, sa connaissance et celle de la relaxation permettent de soulager les parties du corps qui supportaient à elles seules toutes les tensions. - L’état
alpha, état de détente est obtenu de plus en plus aisément
et de plus en plus rapidement jusqu’à un effet quasi-instantané.
- L'anxiété
est notamment vécue dans un système relationnel.
Les rapports de l’individu avec le monde sont recadrés, mais aussi ceux du monde avec l’individu. Intolérance à l'incertitude
Le terme d'intolérance
a l'incertitude parait judicieux dns le cadre de l'anxiété.
Dimension cognitive de l’anxiété L’approche
cognitive propose une vision globale du processus qui mène à
un trouble tel l’anxiété.
Repris dans d’autre pages, le schéma de base : L’étape
cognitive est donc essentielle. Ca n’est pas ici la réalité
qui pose problème mais ce qui en est pensé.
Le même schéma avec l’étape cognitive (ce qui est pensé), un peu plus développée : ![]() Les trois points
essentiels du traitement cognitif de l’information vont être développés.
Ils constituent également la colonne vertébrale d’une prise
en charge thérapeutique. Dimension cognitive du sujet ou «
Comment traitons-nous les informations » :
Les termes « schéma », « postulat », « croyance » sont employés indifféremment selon les auteurs. Ces schémas sont des composants stables, mis en place essentiellement lors d’expérience pendant la petite enfance. Ces schémas sont inconscients. Avec le terme inconscient, nous sommes loin de l’emploi psychanalytique. Il faudrait plutôt le rapprocher du sens de mémoire à long terme, inexact mais moins ambigu. Au gré de notre histoire, de notre sensibilité, de stress répétés pendant l’enfance, de traumatismes, d’exemples familiaux ou sociaux, nous emmagasinons tous des informations diverses dans la mémoire à long terme. Ses informations, dysfonctionnelles dans le cas de l’anxiété, sont stockées sous la forme de postulats, schémas… Dans le cadre de l’anxiété, ces schémas reflèteront souvent : - Une vision menaçante du monde extérieurUn postulat-type sera par exemple : « Si je ne contrôle pas la situation, quelque chose de mauvais va arriver ». D’autres schémas du même type se regrouperont sous la forme de perception d’un danger et d’incapacité de faire face. A travers le filtre de l’anxiété, « danger et contrôle », la vision de soi, des autres, du monde va s’orienter et faire naître de nouveaux postulats, schémas différents selon l’individu. Quelques exemples en reprenant les trois groupes essentiels : - Une vision menaçante du monde extérieurNous mettons donc tous en place des schémas, schémas que jean cottraux définit par « structure organisée qui contient les savoirs et les attentes de l’individu vis-à-vis du monde ». Il y a trouble
comme l'anxiété lorsque ces schémas sont inadaptés
aux bien-être.
- Un schéma est inconscientCes difficultés générées par les schémas cognitifs constituent les axes pertinents d'une prise en charge En les reprenant : - Un schéma est inconscient - prendre conscience des schémas 2) Processus, distorsions Chez le sujet anxieux, une distorsion s’opère au stade cognitif. La lecture de la réalité s’éloigne dangereusement de la réalité elle-même. C’est ce que l'on appelle une lecture dysfonctionnelle. A titre d’exemple,
quelques pensées dysfonctionnelles :
- Lectures
de pensées : l’individu pense savoir ce que pensent les autres
sur lui-même.
- Affirmation
sans preuve : ce sont la plupart du temps des prédictions aléatoires,
à la forme négative.
- Maximalisation
et minimalisation : dans le cadre du stress, tendance à sur-estimer
les échecs, à sous-estimer les réussites.
- Généralisation
: généralisations abusives.
- Tout ou rien
: dans le cadre du stress, par exemple, ne penser qu’en terme de réussite.
- Déduction
abusive ou sélective : tendance à ne retenir que ce qui
sert l’idée anxiogène ou stressante, en le sortant de son
contexte.
- Personnalisation
excessive des événements : ramener les événements
à soi.
IV. DIMENSION COMPORTEMENTALE L’appréhension
anxieuse, les cognitions alarmistes, les manifestations corporelles de
l’anxiété génèrent des comportements anxieux,
non adaptés au bien-être et à l’évolution de
l’individu.
Les comportements
anxieux sont variés. Les trois comportements suivants ont par contre
des points communs :
Qu’est-ce qui
fait peur ?
![]() L’échappement
: "cousin" de l’évitement. Comportement qui survient lorsqu’une
situation n’a pu être prévu. La panique monte, le sujet se
soustrait à la situation en cours, responsable de son malaise (ou
prétendue responsable)
V. CONSCIENCE DE SOI / ESTIME DE SOI
Cette partie est importante. Importante et à mon avis peu considérée. Il est une discipline qu'on nomme développement personnel. Curieux d'avoir besoin de créer une approche, un terme nouveau. Toute approche psychologique devrait être une démarche de développement personnel. Psychiatrie, psychologie, délaissent ce domaine, pensant souvent qu'il s'agit là de considérations secondaires. Opinion étonnante puisqu'il s'agit de développer la personne. Mais peut-être veulent-elles simplement soigner? Il est beaucoup question ici d'anxiété. Le développement de la personne est à mon avis le chainon manquant. L'axe supplémentaire qui nourrit, génère les changements, le progrès : le gage d'une approche globale, complête et réussie. L’estime de soi est également une notion nouvelle. Même si elle n’apparaît pas clairement dans les parutions sur l’anxiété, elle est un élément capital. L’estime de soi participe à la genèse de toute difficulté anxieuse et, pourrait-on dire, de toute difficulté psychologique. Elle est également le fondement et le "carburant" d'une évolution personnelle et /ou thérapeutique. L’estime de
soi est l’appréciation que l’individu porte sur lui-même.
Pour établir un tel jugement, l’on se fonde sur la représentation qu’on a de soi, sur ce qu'on ressent de soi en même temps qu'on le vit : la conscience de soi. Il est donc important tout d’abord de se connaître pour s’estimer correctement. Or dans ce domaine, qui plus est dans le domaine de l'anxiété, l’écart est grand entre ce que l’individu pense, ressent de lui-même et ce qu’il est en réalité. La vision de soi est par définition subjective. Pour bien évaluer, il faut bien connaître. Et pour connaître, il faut avoir pu rencontrer. L’estime de soi se construit donc sur des rencontres, rencontres avec soi-même. Ce sont les outils de cette rencontre qui vont être présentés ici :
1ère rencontre : Dimension psycho-corporelle - schéma corporel et monde des sensations Qui dit anxiété dit difficultés, déséquilibres psycho-corporels : - Image du corps défaillante voire absente (monopole de la pensée), sensations tronquées des zones instinctives (ventre, région pelvienne, organes sexuels, membres inférieurs…) - Inhibition corporelles diverses (corporel associé à l’accessoire, à la bestialité, la faute, le non-dit…) - Tensions multiples (zones de tensions, respiratoires, épaules, membres supérieurs,…) - Dysfonctionnements divers (respiration, représentation spatiale, temporelle, enracinement aléatoire, …) Les techniques psycho-corporelles sont largement abordées sur ce site. Il semble évident que la connaissance de soi s’établit tout d’abord à travers la rencontre avec le premier support : le corps. Schéma corporel, monde des sensations sont des outils de construction, de restructuration. Connaître, ressentir, apprécier sa dimension corporelle, développer sa dimension sensorielle sont des outil à prendre conscience. Prendre conscience de ce que l’on est, ici et maintenant, corporalité et sensorialité au présent. Idées qui peuvent surprendre mais correspondent à la manière de fonctionner de chaque individu avant la conceptualisation par le langage et la prise de pouvoir de la rationalisation excessive. Aller à
la rencontre de son corps
2ème rencontre : Dimension émotionnelle L’émotion est une notion bien complexe. L’émotion naît d’un stimuli : en fonction d’un événement, d’une situation, on réagit de telle ou telle manière. En cela, l’émotion est un révélateur de notre perception de la situation, du réel. Chaque émotion que nous ressentons nous donne de l’information sur soi, sur la manière dont nous concevons la vie, nous-mêmes, les autres, le monde qui nous entoure. Le but des ces articles étant de développer le concept de conscience de soi, l’identification et la reconnaissance des émotions est donc un élément fondateur : « ce que je ressens dit ce que suis ». De la même manière : « si je nie l’émotion , si je m’interdis l’émotion, c’est de moi-même que je m’éloigne ». Le concept d ‘ »intelligence émotionnelle », apparu depuis peu s’est construit sur ces idées fondamentales. Identifier, connaître, exprimer, respecter ses émotions ainsi que celles des autres, est un chemin royal vers le bien-être. Les différentes émotions seront développées par ailleurs (vie en relation). Ici, nous nous attachons à l’ »émotion-reine » en matière d’anxiété : la peur. La peur Originellement,
la peur répond à un stimulus bien précis : le danger.
Dans le cadre de l’anxiété, on parle de peur irrationnelle : il n’y a pas de danger réel, de mise en danger concrète de l’individu. Décalage et réassurance Les émotions
expriment les besoins essentiels de l’individu. Par définition,
la peur exprime le besoin d’être rassuré. Mais rassuré
sur quoi ?
Ce décalage
est profondément vécu, ressenti. D’où la peur et le
besoin d’être rassuré.
Comment en vient-on à ne pas exprimer ses émotions ? L’élément
le plus important est culturel, social :
Face à
ces réactions, nouveau dilemme (par nature insoluble) pour l’enfant
: exprimer ses émotions et perdre l’amour de ses parents ou garder
ses peurs qui, intériorisées, ne vont faire que croître
et embellir. Dans la réalité, il y aura souvent va-et-vient
entre ces deux options, aussi insatisfaisantes et nocives l’une que l’autre.
Bibliographie
ARTICLE
EN COURS DE REDACTION
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