Dépression
Définition
- Troubles des fonctions végétatives
: perte d’énergie, de libido, troubles du sommeil et de l’appétit.
Types de dépression La dépression est plurielle, difficilement catégorisable, ressemblant plus à une manifestation symptômatique qu’à une entité précise et particulière. De plus, la dépression est difficile à préciser, s’inscrivant dans un continuum très large entre normalité (tristesse) et pathologie. La fixation du seuil au-delà duquel on peut parler de pathologie est donc quelque peu aléatoire et donc arbitraire. Voici une typologie standard : w Dépression Réactionnelle (ou psychogène) : se déclenche après un choc, traumatisme ou bien une période plus étendue de tension psychique (stress chronique…). wDépression majeure de type mélancolique (dépression endogène): elle survient en l'absence d'éléments déclencheurs externes. C’est un état de dépression intense vécu avec un sentiment de douleur morale, et caractérisé par le ralentissement et l'inhibition des fonctions psychiques et psychomotrices. Les symptômes physiologiques sont généralement importants (troubles du sommeil, baisse de l’appétit, de l’énergie, de la libido…) wDysthymie : dépression chronique de moindre intensité que la dépression majeure. wDépression masquée : dépression qui ne se manifeste pas nécessairement par une baisse de moral mais plutôt baisse d’énergie, fatigue musculaire, troubles digestifs… wDépression agitée : dépression ou dominent anxiété, agitation, incapacité à rester en place et analyser la difficulté vécue. wDépression induite ou secondaire à la présence d'une maladie organique ou d'un problème de santé (douleur chronique, cancer, AVC, Parkinson, Syndrome de Cushing, tumeurs cérébrales…). wDépression saisonnière : La dépression saisonnière est une des formes des troubles dépressifs. Il s’agit d’un épisode de dépression qui s’installe à l’automne ou au début de l’hiver et dure jusqu’au printemps, de manière cyclique. Deux des éléments présents sont souvent hypersomnie, boulimie, tristesse en fin de journée… wDépression post partum : plus sévère que le « baby blues », la dépression post partum touche une femme sur six. Elle commence à se manifester autour de la troisième semaine et s’intensifie autour de la septième ou huitième semaine (tristesse, perte d’intérêt, fatigue, lenteur psycho-motrice ou agitation, troubles alimentaires…) wDépression atypique : à une humeur dépressive s’ajoutent hypersomnie, hyperphagie et hyperactivité, d’où la dénomination d’ »atypique ». wDépression
des personnes âgées :
dépression souvent associée à la survenue d’une maladie
physique, d’un accident vasculaire cérébrale ou une modifications
du système de vie (décès d’un proche, déménagement…)
Chiffres - La prévalence annuelle des
épisodes dépressifs majeurs dans la population générale
était en France de 9%.
Causes Il n’y a pas de modèle préétabli
de la dépression. La construction d’une dépression est nécessairement
multi-factorielle (biologie, psychologie, facteurs psycho-sociaux…). Tout
trouble résulte d’une adaptation dysfonctionnelle d’un individu
à une réalité difficile à vivre. La dépression
est une réponse d’adaptation, de défense, de protection ....
Elle est favorisée ou générée par différents
facteurs :
Les aspects dominants Les traits majeurs de la dépression s’organisent dans un cercle vicieux, qui pérennise et développe la difficulté psychologique : 1) Moral en berne : découragement, impression d’être mal dans sa peau, confirmée par les manifestations physiologiques (perte d’énergie, troubles du sommeil…) 2) Perte d’intérêt : désinvestissement de l’intérêt pour l’environnement, les autres, limitation des recherches de plaisir centration sur soi. 3) Idées noires : processus cognitifs irréalistes, pessimisme, culpabilité, sentiment d’infériorité, tentation donc à l’auto-destruction. 4) Troubles de l’attention : difficulté à porter une attention soutenue, à se concentrer, à raisonner et donc à remettre en cause les processus définis plus haut. 5) Perturbations du sommeil : difficulté d’endormissement, insomnie, mauvaise qualité du sommeil, qui accentue encore le troubles de l’attention (mémoire…) 6) Troubles de l’alimentation : sous-alimentation (renforçant faiblesse, baisse des performances…), sur-alimentation (renforçant culpabilité, mésestime de soi…) 7) Perte d’énergie : lassitude, fatigue provoquant baisse de la volonté, difficultés d’approfondissement des tâches, impression de stagnation et d’inertie. Tout cela nourrit l’impression d’inefficacité personnelle et d’impossibilité d’évoluer dans le sens d’une amélioration.
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