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Présentation
Cette
approche n'a absolument rien à voir avec l'hypnose de spectacle
que chacun a pu observer.
Il
est plus juste d'ailleurs de parler de communication ericksonienne. Le
but de l’hypnose ericksonienne est de permettre au patient d'accéder
à son inconscient et ses ressources dans l'optique de la résolution
d'un problème. Les possibilités de cette approche sont donc
en théorie illimitées.
Les
vertus thérapeutiques sont également très importantes,
le sujet se venant lui-même en aide, décidant de ses changements,
prenant les décisions qui lui conviennent.
L’hypnose
ericksonienne est non-directive (rien n'est imposé), le sujet et
ses aspirations sont bien entendu respectés. L'efficacité
de la méthode serait d'ailleurs nulle dans le cas contraire.
Questions fréquentes sur l'hypnose ericksonnienne Quelles
différences entre hypnose traditionnelle et hypnose ericksonienne?
L'hypnose
traditionnelle se fonde sur la suggestibilité de 30% de la population.
Elle fonctionnera donc avec une personne sur trois, mais aura des effets
limités dans la durée (quelques semaines) Cette démarche
traditionnelle ne respecte pas l'écologie du sujet (en lui imposant
des comportements, pensées, ... qui ne sont pas les siens) est peut
donc avoir des effets pervers.
En
hypnose ericksonienne, intégrité, libre choix sont entièrement
respectés. On aide simplement la personne à trouver ses solutions,
ses ressources sans dirigisme quelconque. D'ailleurs, si la personne se
sentait entravée ou influencée, elle pourrait tout à
fait quitter sont état d'hypnose et quitter la pièce. En
hypnose ericksonienne, on ne peut imposer à quelqu'un quelque chose
qu'il ne veut pas faire ou qui ne lui convient pas.
Qu'est-ce que l'état d'Hypnose? L'hypnose
est un état modifié de conscience naturel, état que
nous traversons tous au cours de la journée sans nous en rendre
compte (lorsque nous sommes absorbés par un film au point d'oublier
ce qui nous entoure...)
Le
thérapeute ericksonien ne fait qu'utiliser cet état naturel
Est-ce
que tout le monde est hypnotisable?
Oui,
puisqu'il s'agit d'un état naturel. Les moyens d'accéder
à cet état vont simplement être différents selon
l'individu.
Serai-je
conscient pendant la séance d'hypnose ?
Oui.
L'hypnose est simplement un état de conscience modifié (comme
quand on est dans la lune). Oui, on est conscient, on peut décider
de ses actes et on garde son libre arbitre.
Peut-on
m'imposer quelque chose?
Non.
Toute proposition qui va contre votre volonté, vos valeurs... vous
fera sortir de votre état de conscience modifié.
Hypnose et objectif Chère
également à la PNL, la détermination d’objectif est
un élément fondateur de la démarche de changement.
Changer, mais pour partir de quoi pour aller où ?
En cas d’approximation, de nombreux malentendus peuvent se mettre en place : -
L’objectif est en fait celui du thérapeute
-
L’objectif est atteint mais personne ne s’en rend compte, faute de l’avoir
clairement défini.
-
L’objectif est inconnu, la relation thérapeutique devient une espèce
de flou artistique illusoire et vide de sens.
-
etc…
Mettre
en place une démarche de changement, c’est donc tout d’abord définir
un(des) objectif(s). Exemple de structure de détermination d’objectif
:
1)
Objectif lui-même : énoncé clair et précis,
réaliste, sans distorsion, omission… ex : « Je voudrais
aller bien » est un exemple d’objectif vague et insondable. «
Aller bien » peut vouloir dire tellement de choses. Il faut donc
définir, matérialiser, poser les « bornes » de
ce désir…
2)
En quoi est-ce important pour le sujet. Pour atteindre un objectif,
il est nécessaire d’être motivé et le sujet lui-même
a besoin de préciser ces motivations, voire d’en prendre conscience.
Il y a dans cette question des valeurs, sentiments importants, prépondérants.
Mis à jour, ils « boostent » la motivation à
changer.
3)
Quand le sujet saura-t-il qu’il a atteint l’objectif ?
Là
aussi, important de poser le cadre de réalisation, qui pourrait
fluctuer, être vague et créer de l’insatisfaction chronique,
du découragement… Quand on est anxieux par exemple, on focalise
sur un domaine, mais on oublie vite qu’on a focalisé. Installé
dans le « toujours plus », on ne se rend pas compte des progrès,
paliers pourtant necessaires car moteurs d’une évolution.
4)
Contexte de réalisation : quand, où, comment…. ?
Bien
décrire ce contexte, c’est déjà poser le germe du
changement, se projeter, se voir ayant atteint l’objectif. C’est également
peut-être se découvrir différent de ce qu’on aurait
pu supposer.
5)
Ecologie : y-at-il un problème à changer ? Question
un peu surprenante, mais qui est souvent prépondérante :
quand un individu change, c’est tout un système auquel il appartient
qui évolue avec lui. Anticiper cela, c’est mettre à jour
des obstacles au changement. Ex : quelqu’un souffrant du TPA (agoraphobie)
a l’habitude d’être accompagné. Une fois le problème
réglé, que fera la personne qui accompagnait avant et qui
perd ce statut contra-phobique ? En quoi cela va-t-il changer les relations
à l’intérieur du système. Et est-ce que cela va engendrer
des freins au changement ?
6)
Qu’est-ce qui a empêché d’atteindre l’objectif jusqu’à
présent ? Consciemment, le sujet a peut-être déjà
une idée des obstacles, réels ou imaginés. Là,
l’expression de ces obstacles est importante, peut donner déjà
un début de réponse à la résolution du problème.
7)
Qu’est-ce qui a manqué jusqu’à présent pour atteindre
l’objectif, quelles ressources ? Là aussi, la formulation est
importante, la structure même de ce qui est dit, les images, le sujet
explique ce dont il a besoin, donne le mode d’emploi, consciemment ou non.
Conscient et inconscient Il
y a essentiellement deux aspects en nous, conscient et inconscient.
Le
conscient, c’est la conscience du moi ici et maintenant, c’est-à-dire
les quelques choses que vous êtes en train de faire, les quelques
choses auxquelles vous portez attention.
L’inconscient, c’est tout le reste, «ce qui n’est pas conscient», conception ericksonienne très large. Ainsi,
consciemment, on peut faire 4 ou 5 choses en même temps, au grand
maximum. Alors que l’inconscient gère l’activité des sens,
la physiologie, les connaissances, … L’hypnose établit un pont vers
cette richesse intérieure.
Plus
précisément, l’inconscient se définira comme :
1.
Un réservoir des savoirs, apprentissages, souvenirs, compétences...
que nous avons vécus, intégrés, consciemment ou non.
Il y a donc une richesse insoupçonnée et donc en partie inutilisée
en chacun de nous.
2.
Le régulateur des toutes nos fonctions biologiques. Là
encore, il fait fonctionner notre corps, consciemment ou non (équilibres
naturels, régulations physiologiques en tous genres autonomes, système
immunitaire, …).
3. Protecteur et sage : siège de l’instinct de survie mais aussi de l’intuition par exemple, il sait rendre conscient ce qui est nécessaire au sujet (prises de conscience), mettre de côté ce qui pose problème ou est inutile (refoulement, oubli). Les
possibilités de l’inconscient sont donc très puissantes,
voire illimitées.
En
hypnose, on s’adresse donc à l’inconscient, et on lui demande tout
simplement de nous aider dans l’optique d’un problème, d’une difficulté
ou d’un objectif particuliers. Et comme il est bienveillant, il répond
à la demande !
Hypnose et transe « Hypnose », « transe » sont des termes spectaculaires, voire inquiétants pour certains. Connotation spectacle pour le premier, vaudou, pour le second, la réalité de l’hypnose ericksonienne est toute autre. L’Hypnose : l’hypnose telle qu’elle est décrite et développée dans ce site répond à l’appellation d’hypnose ericksonienne. L’hypnose ericksonienne est composée d’un ensemble de techniques (avec ou sans transe) qui visent à permettre au sujet d’utiliser toutes ses ressources, conscientes et inconscientes dans le cadre d’une problématique donnée ou d’une évolution souhaitée. La transe
:
de transir (passer, s’en aller…) représente l’état de conscience
modifié (entre veille et sommeil) dans lequel le sujet se trouve
pendant la séance d’hypnose. Il ne s’agit pas de grimper au plafond
ou de danser frénétiquement mais simplement d’entrer dans
un état d’attention intermédiaire, un état d’absorption
naturel que nous traversons tous tous les jours (par exemple au cinéma
où, focalisé sur le film, on oublie la salle et les gens
autour). En hypnose ercicksonienne, cette absorption du sujet sera tournée
vers lui-même, ce que l’on nomme focalisation interne.
« Faites
confiance à votre inconscient » (M. Erickson)
Relation thérapeutique et changement La relation thérapeutique est souvent un malentendu. Le patient va voir un thérapeute pour que celui-ci le soigne. Et quand cela fonctionne, ça ne se passe pas comme ça. Médecine paternaliste et dirigismes thérapeutiques de tous poils sont hélas légion et « condamnent » la démarche thérapeutique avant qu’elle n’ait commencé. On ne peut pas déterminer de manière absolue quand ça marche, quoique les éléments fondateurs soient assez nets, mais on peut par contre déterminer quand ça ne marche pas, ce qui n’est déjà pas si mal. A. Korzybski, linguiste, a écrit un jour : « la carte n’est pas le territoire ». Autrement dit, il y a une réalité objective, inaccessible d’ailleurs, réalité dont nous avons tous une lecture différente. Chacun perçoit à sa façon ce qui se passe (canaux de perception, schéma de représentation, processus cognitifs, langage…). Le premier but de la relation thérapeutique, pour qu’elle soit efficiente, est de trouver un territoire commun. Sinon, autant rentrer chez soi. Les thérapies paternalistes ou dirigistes évoquées plus avant partent du principe qu’il y a une carte meilleure que l’autre. Le thérapeute impose sa carte, au lieu de travailler sur celle de son patient, repérer ce qui est inadapté ou incomplet… Pourquoi
le thérapeute impose sa carte ?
- Il est proprement
incapable de sortir de sa carte
Comment
entrer dans la carte du patient ?
- Etre synchro
(synchronisation posturale, langagière, cognitive…)
ex :
«- Je
viens vous voir parce que je bégaie
La relation
se continue en posant les bases de la carte du sujet : son problème,
ses objectifs et ses ressources. Le reste ne respecte pas l’écologie
du sujet et sera arbitraire, « non-écologique » et donc
superficiel et inefficace (ou peu durable). Le patient a besoin de préciser
son problème, de définir son (ou es objectifs) et de découvrir
ses ressources. L’irrespect de cette carte est d’ailleurs un des fondements
majeurs de l’inefficacité en santé mentale.
Les positions du changement On parlera,
influence systémique, schématiquement, de position basse
et de position haute.
Le malentendu évoqué au début de ce paragraphe s’engramme ici. On a une position haute qui pense détenir le pouvoir des opérations, alors que c’est la position basse qui dirige. En effet, si elle n’était pas basse, il n’y aurait pas de relation thérapeutique et/ou pas de thérapie du tout. Pour que le
sujet en position basse quitte sa place dans la relation, il est nécessaire
qu’il ait les moyens et ressources de monter et que l’autre accepte de
descendre. Sinon, la situation perdure (principe des malades abonnés
perpétuels au médecin ou des thérapies qui s’enlisent
alors qu’on n’a plus rien à dire et que le problème est en
fait parfois réglé). Normalement conscient de ces mécanismes,
la responsabilité du thérapeute est là : accepter
de descendre et permettre au patient de monter, à la relation d’évoluer.
Là, savoir, technique et expérience vont devenir opérationnels
et efficaces car ils vont être installés dans la carte du
sujet et orientés vers l’autonomie.
Hypnose et régression La régression est une technique hypnotique avancée, à pratiquer avec un thérapeute de qualité. Retrouver le
passé et le revivre ne sert à rien en soi.
Régression
ou pas ?
(1) Hypnose
/ O. Lockert / IFHE Editions
Prescription de tâches Peut-être
avez-vous entendu parler d’un praticien en hypnose ericksonienne ou d’Erickson
lui-même qui prescrivait des tâches étranges voire loufoques.
- Tâches métaphoriques : il s’agit d’exprimer le changement sous une forme métaphorique. A quelqu’un qui rêve de couper les liens avec une maman trop possessive, on peut tout à fait demander d’acheter une corde et d’en couper un bout chaque jour. L’inconscient comprend très bien ce type de message (détruire, enterrer, couper voire brûler, sont des tâches symboliques par excellence). - Taches ordaliques : il s’agit de prescrire une tâche plus pénible que le symptôme, à l’apparition du dit symptôme. Par exemple, Erickson prescrivait des tâches insensées aux insomniaquex en cas de réveil la nuit, ce qui fait qu’ils préféraient inconsciemment… ne pas se réveiller. - Tâches paradoxales : Le but est de prescrire le symptôme au sujet. Le but est de réintroduire l’idée de contrôle du symptôme, de demander au sujet de le produire à la demande. - Tâches
d’apprentissages : proches du comportementalisme, tâches qui
permettent de développer les compétences nécessaires
à la résolution du problème.
Psychobiologie - Erickson, Rossi Le terme de psychobiologie correspond ici aux progrès et découvertes mis en place par l'émergence de l'hypnose ericksonienne, non aux errements divers que des gourous en tous genres peuvent mettre en place actuellement. Au début des années 50, Milton Erickson a réintroduit l'hypnose dans le domaine thérapeutique, une hypnose ouverte, non-directive. Dans son sillage, l'école de Palo Alto et quelqu'uns de ses élèves, dont Rossi, ont continué son travail et générant un renouveau important dans le champ de la psychosomatique. Rossi effectue un travail considérable dans ce domaine, aidé des progrès et études de la neurobiologie (étude des neuro-transmetteurs qui font la liaison corps-esprit). Depuis peu, la psycho-neuro-immunologie apporte les bases scientifiques de cette approche, jusque-là essentiellement empirique. "Toutes les formes d'organisation sur le plan psychologique, physique et biologique, sont en fait des expressions de l'information et de ses transformations" (Stonier) La transduction : ce terme désigne le processus de transformation de l'oganisation de l'information, ou sa conversion d'une forme à une autre. La transduction est par exemple le procédé qui transforme la suggestion hypnotique, la concrétise en un changement. Transformer la parole en acte générateur. Concrêtement,
nous vivons des événements que nous encodons, nous stockons
en les convertissant. Pour celà, nous utilisons les mollécules
messagères issues de toutes nos cellules. Le corps est considéré
comme un vaste réseau d'information ou tous les systèmes
communiquent, imbriqués les uns dans les autres, en inter-relation
(génétique, immunologique, hormonal...). Cet encodage est
stocké dans le système hypothalamo-limbique du cerveau. Ce
système est au centre de la communication de l'information, schématiquement
entre le stress et les réponses immunitaires. Selon l'état
psychologique, émotionnel du sujet, il peut alors y avoir :
Une répétition de stress va entraîner une altération durable des encodages. Le symptôme psychosomatique est alors stocké de manière erratique comme LE phénomène d'adaptation. Ainsi, même si le stress a disparu, la "fausse" réponse d'adaptation, symptôme psychosomatique, reste et s'installe comme LA réponse. L'hypnose thérapeutique se penche sur ces phénomènes de traitement de l'information, tous ces processus psychobiologiques naturels de transduction de l'information, de la mémoire, des apprentissages et des comportements en étroite relation avec l'état émotionnel du moment. Et l'état hypnotique est un moment privilégié de contact avec ces processus, moment où affleurent et sont accessibles ces mécanismes complexes qui convertissent l'information psychologique à un niveau somatique. Psychobiologie
de la guérison / Ernest Lawrence Rossi / Le souffle
d'or
Les métaphores La métaphore dans le cadre d’une recherche d’évolution de changement a été développée par Milton Erickson. Faire une métaphore, c’est sortir un mot ou un groupe de mot de leur contexte pour les faire passer du sens propre au sens figuré. Autrement dit, la métaphore est une comparaison dissimulée, exprimée sans le mot « comme ». Le sens propre s’adresse à la raison, le sens figuré à l’imaginaire. La métaphore peut prendre la forme d’une image, d’une histoire, d’un proverbe, d’une anecdote, d’une citation, d’un mythe, d’un conte… Une métaphore
doit présenter quelques critères pour être efficace
:
L’usage métaphorique
présente plusieurs avantages :
Une métaphore
pourra être utilisée pour faire intégrer tout élément
de la démarche de coaching :
La métaphore
thérapeutique, ses contes, ses outils / M. Kerouac / Le germe
- Satas
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