Migraine, hypnose et relaxation - 1 CD ou téléchargement immédiat
Hypnose médicale et relaxation constituent le traitement de choix de la migraine. Dans ce CD sont regroupées de nombreuses techniques ellaborées et expérimentées en cabinet de relaxation et hypnothérapie par l'auteur. Ces techniques, pratiquées pendant quelques semaines, sont naturelles, simples et efficaces.                 En savoir plus


Migraine

 
Différents types de migraine Migraine et enfant / hypnose, relaxation
Signes Evaluation hypnose, relaxation/ migraine
Associations, confusions



Différents types de migraines 

La migraine est divisée en deux sous-groupes : migraine sans aura et migraine avec aura : 

Les migraines sans aura 

Le diagnostic de migraine sans aura est retenu lorsqu'il y a eu au moins cinq épisodes de céphalées : 

Ayant duré de 4 à 72 heures (en l'absence de traitement efficace) ; 

Ayant au moins deux des caractéristiques suivantes : 
- Unilatérale 
- Pulsatile 
- D'intensité modérée ou sévère (empêchant ou gênant les activités habituelles) 
- Aggravées par les efforts physiques. 

S'accompagnant d‘au moins un des symptômes suivants : 
- Nausées ou vomissements ; 
- Intolérance à la lumière (photophobie) et au bruit (phonophobie). 
- En l'absence de maladie organique pouvant expliquer les céphalées. 

Les migraines avec aura 

Les auras : 

- manifestations visuelles, tels que des scintillements ou des stries lumineuses. 
- sensations de picotements ou de difficultés à parler, qui durent quelques minutes. 

Le diagnostic de migraine avec aura est posé, lorsqu'il y a eu au moins deux crises remplissant au moins trois des quatre caractéristiques suivantes : 
- Un ou plusieurs symptômes d'aura totalement régressifs, indiquant une dysfonction cérébrale focale 
- Au moins un symptôme d'aura apparaissant progressivement sur plus de 4 minutes ou au moins deux symptômes successifs 
- Aucun symptôme d'aura persistant plus de 60 minutes 
- Maux de tête apparaissant dans l'heure qui suit l‘apparition des symptômes d'aura 
- En l'absence de maladies organiques pouvant expliquer les céphalées 

Pour résumer, la probabilité de migraine est forte, si il y a des maux de tête répétés, suffisamment intenses pour empêcher les activités 
quotidiennes, crises parfois accentuées de nausées et vomissements ou précédées d'une aura visuelle. 

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Signes 

La migraine dans 30% des cas se caractérise par des signes annonciateurs : 

- Hyperactivité ou le contraire. 
- Etat à tendance dépressive 
- Trouble de l’humeur 
- Sensation de contrainte, de fatigue 
- Crise de bâillement 
- Besoin impérieux d’un certain type de nourriture (voire crise de boulimie) 

Une des traits particulier est donc la modification de l’humeur et de l’énergie, dans un sens ou dans l’autre. 

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Associations / confusions 

La céphalée de tension 

Bien souvent la migraine est associée à un autre phénomène, du type céphalées de tension (dans 83% des cas, d'après Rasmussen / Danemark). 

Les céphalées de tension, bilatérales, diffuses et d'intensité moyenne, n'empêchent pas les activités habituelles et ne s'accompagnent pas de 
nausées et de vomissements. 

Quelques éléments : 

- Serrement des mâchoires, un dysfonctionnement de la région maxillaire (grincement de dent, …) 
- Stress psycho-sociaux 
- Anxiété, stress, ou l’obsession elle-même de la céphalée. 
- Dimension musculaire : mauvaises habitudes, mauvaises positions… 
 

La céphalée d’origine médicamenteuse 

Ces céphalées sont dues à un abus de médicaments anti-douleur, tranquilisants qui peut entraîner une chronicisation, avec un mal de tête diffus et 
persistant, différent des crises de départ. On peut parler ici de cercle vicieux. 
 

Les algies vasculaires de la face 

- douleurs unilatérales extrêmement violentes (région orbitaire ou de la tempe) 
- souvent accompagnées d'un larmoiement et d'un écoulement nasal. Ces crises se reproduisent souvent chaque jour pendant plusieurs semaines. 

Ces différents types de céphalées peuvent tout à fait être associés à la migraine, précédant l’installation de celle-ci, ou consécutives. 

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Enfant, relaxation, hypnose et migraine

Quelques ressources dans le cadre de la migraine :

Relaxation 
La relaxation a pour effet général de réduire l’intensité de la douleur quelle que soit son origine et d’engendrer un apaisement. Simultanément, elle agit sur certaines causes de la douleur comme par exemple l’état de tension excessif musculaire ou anxieux. Elle apporte de plus un sentiment de sécurité, puisque l’enfant apprend à maîtriser lui-même l’outil et possède ainsi un moyen d’agir sur la migraine. Cette pratique, ce développement des sensations permet également un éveil de l’enfant à lui-même, une prise de conscience des stress et des déclencheurs de crise, de la fatigue…

Hypnose et enfant
L’Hypnose est un état modifié de conscience, différent de l’état de conscience ordinaire, dans lequel l’enfant va puiser les ressources dont il dispose inconsciemment.
L’enfant présente des qualités naturelles pour la pratique de l’hypnose. Il connaît spontanément cet état de déconnexion, de rêverie. Il est donc un sujet de choix pour l’hypnose, apprend plus vite dans ce domaine que l’adulte.
De plus, les enfants sont en général attirés par cette discipline, mystérieuse et sans douleur.

Présentation de l’hypnose aux enfants
Pour les enfants, l’hypnose est analogue à imaginer, rêver ou faire semblant. L’hypnose peut donc leur être présentée comme quelque-chose qu’ils savent déjà faire, une compétence qu’ils possèdent déjà sans le savoir.
L’inconscient peut être présenté aux enfants, dans la définition ericksonienne, comme ce qui n’est pas conscient, ce dont on n’a pas à s’occuper et qui fonctionne tout seul en temps normal (comme la poussée des cheveux ou les battements de cœur).  Le terme « inconscient », obscur, trouvera une autre dénomination (« ange gardien », « esprit intérieur », « guide intérieur »…). 

La relation avec l’enfant
La relation est typique du modèle eriksonien. L’enfant est le créateur de son changement, il possède en lui les ressources, le thérapeute doit nécessairement adopter un « profil bas », pour que l’enfant en vienne à utiliser ses compétences naturelles. Si il est en contact avec un adulte tout puissant, il ne sollicitera pas ses ressources.
La stratégie en hypnose avec les enfants est non directive. On lui donne la possibilité de changer, mais c’est lui qui décide, qui fait des choix. L’enfant doit avoir le sentiment de contrôler la situation. Les suggestions vont être ouvertes et permissives.

Hypnose et douleur
L’hypno-analgésie diminue la composante affective de la douleur (l’émotion désagréable) de 80% et sa composante sensorielle de 45% (Price et Barber). Ces mécanismes commencent à être partiellement expliqués (Neuro-psycho-immunologie…). On connaît un peu mieux maintenant comment le cerveau limbique (« pensant ») transforme les émotions, les pensées en ordres biologiques vers le cerveau végétatif (hypothalamus) Cette transmission se fait par les neurotransmetteurs. Cette transformation de l’activité psychique en messages biologiques se nomme transduction. Par exemple, si j’apprends une mauvaise nouvelle, je vais pâlir (les vaisseaux de mon visage subissent une vaso-constriction). Ainsi, l’hypnose génère des émotions qui se répercutent ensuite sur le corps.
 
Hypnose et migraine
Le néophyte ne connaît  souvent de l’hypnose qu’une image standardisée, ou le patient est en transe et le thérapeute produit des suggestions plus ou moins directes. La réalité de l’hypnose ericksonienne est toute autre. L’hypnose est un mode de relation, avec transe ou sans transe (officielle). Dans le domaine de la douleur et de la migraine en particulier, le dialogue thérapeutique est prépondérant. Un entretien efficace produit déjà un effet direct ou indirect sur la douleur.
Manipulation conversationnelle de la douleur : la douleur est subjective, peut donc être modifiée dans sa perception. Un enfant migraineux va par exemple se plaindre de crises répétées. S’il y a crise, il y a donc aussi des moments où il n’a pas mal, moments qu’il ne repère plus, ou mal. Il y a aussi un nombre important d’endroits où l’enfant n’a jamais mal, mais qu’il ne traite pas avec la même attention. Un entretien bien mené permet de fractionner la douleur.
De même, on peut explorer les moments où cela va bien (qui sont en général plus importants en temps que les moments de crise), et demander à l’enfant, comment il fait dans ces moments pour ne pas avoir mal. On met en place des repères concrets de bien-être, critères et, même si l’enfant ne sait pas exactement comment il fait, ce questionnement fait naître en lui l’idée de contrôle, l’idée que c’est lui, consciemment ou non qui peut influer sur son bien-être. Il devient acteur.

Dissociation 
La dissociation est un outil également important : mettre la douleur à distance. Ainsi, dans le discours, « tes maux de tête » deviennent « la migraine ». La migraine devient externe, on la dissocie du sujet. Il est beaucoup plus facile de changer quelque-chose d’extérieur à soi plutôt que quelque-chose dont on considère qu’elle fait partie de soi. Le dialogue thérapeutique doit générer cette distanciation.  De nombreuses stratégies de dissociation peuvent se mettre en place à partir de la représentation de l’enfant. La douleur, quelle taille a-t-elle, quelle forme, quelle épaisseur, … Comment se la représente-t-il ? Là aussi on dissocie, on met à distance et en imagination, on travaille l’objet douleur, sa représentation. 
Ex : 
« - Ca me serre
- Ca te serre ?
- Comme un étau
- Tu connais les étaux ?
- Oui, mon grand-père en a un
- Fais comme si l’étau, tu le prenais et tu le posais devant toi (dissociation)
- D’accord
- Comment est-il ?
- Il est bleu, il a des grosses griffes et un levier.
- Un levier pour serrer ou deserrer ?
- Oui
- Tu peux essayer de deserrer ?
- Oui
- Comment c’est
- Il fait moins peur mais un peu quand même
- Qu’est ce qui fait peur ?
-  Les grosses griffes
- Des griffes
- Comme un loup. Je veux qu’il disparaisse.
- Comment elles sont attachées, les grosses griffes ?
- Avec des vis
- Formidable ! prends un tournevis, et dévisse-les.
- …
- Démonte-le complètement
- Il n’y a plus que des bouts. 
- Comment fait-on disparaître des bouts qui ne servent à rien ?
- On les jette
- Alors imagine une poubelle en fer, et à chaque fois que tu jettes un bout, ça fait « kling » dans la poubelle, prends ton temps, c’est toi qui décides, profites de ce moment. »
Ce type de visualisaton-dissociation peut être reproduit par l’enfant en dehors des consultations, renforçant le sentiment de contrôle sur la crise migraineuse.
 
 
Visualisation
Les processus de visualisation sont fréquemment utilisés en hypnose et relaxation. Il s’agit ici d’un processus nommé physiomimétique (provoquer des sensations et des modifications organiques). La visualisation peut être métaphorique, en fonction de la représentation par l’enfant de sa migraine, mais elle peut également s’inscrire dans un processus qu’on nomme psychobiologique.
 
Après avoir expliqué, schéma à l’appui si nécessaire, ce qu’était la vascularisation sanguine, on demande à l’enfant de se représenter sa tête, et le vaste réseau sanguin. Et là, observer une circulation sanguine qui se fait de manière fluide et régulière, quelques soient les circonstances. 
 
 
Recadrage inconscient / Traitement « psychosomatique »
Cette technique apporte de nombreux résultats dans le champ de la psychosomatique. L’enfant installé en état modifié de conscience, on demande à la partie inconsciente « responsable » des crises migraineuses de construire d’autres solutions, respectant l’équilibre de l’individu mais adaptées au bien-être. On dialogue même si nécessaire avec cette « partie à l’origine des migraines ».
Substitution sensorielle
Sous hypnose, l’enfant apprend à remplacer une sensation par une autre, à provoquer telle ou telle sensation (fraîcheur de la tête, analgésie…). Là encore, c’est une compétence personnelle qu’il peut développer.
Régression
Il parait également intéressant de faire régresser, d’un point de vue physiologique le sujet à une époque où il ne faisait pas de migraine, afin de stocker les informations de l’époque correspondant au bien-être.
Bref, les outils sont nombreux et permettent de résoudre ou d’améliorer de manière importante les phénomènes migraineux chez l’enfant.

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Evaluation hypnose et relaxation dans la migraine de l'enfant

 Efficacité de la relaxation et l'hypnose en traitement de fond chez l'enfant migraineux

Etude randomisée contrôlée
 

 

 Centre de la migraine de l’enfant
Hôpital d’enfants Armand Trousseau -75012 Paris
D. Annequin, I. Celestin Lhopiteau, R. Amouroux, B. Tourniaire, A. Tonnelli 
 

 
Cette étude porte sur l'utilisation séparée des deux approches, non sur l'utilisation conjointe qui correspond à ma pratique décrite sur ce site, mais constitue en elle-même une information intéressante
Méthode 
38 enfants âgés de 6 à 15 ans (11.9 ± 2.4).
Présentant au moins 3 crises mensuelles de migraine (IHS).
Chaque enfant bénéficie du même traitement de crise médicamenteux (AINS).

Trois groupes ont été tirés au sort :

    groupe contrôle (pas de traitement de fond), 
  • groupe relaxation (12 sessions sur une période de 3 mois), 
  • groupe hypnose (12 sessions sur une période de 3 mois). 
Durant six mois, lors de chaque crise, l’enfant notait : 
    l’intensité douloureuse (0 -10), 
  • la durée de la crise. 
Résultats 
On a observé une amélioration significative chez les enfants bénéficiant de relaxation ou d’hypnose :
    diminution d’au moins 50 % du nombre de crise, 
  • diminution de l’intensité des crises, 
  • action plus rapide des médicaments de crise. 
L’effet observé est prolongé puisqu’il est retrouvé 3 mois après l’arrêt des séances d’apprentissage de la relaxation ou de l’hypnose. 

Nombre de crises par mois 

Pourcentage de crises dont l’intensité diminue d’au moins 50 %, une heure après le traitement de crise 

CONCLUSION 
L’apprentissage de l’hypnose et de la relaxation représente un traitement de fond très efficace de la migraine de l’enfant. 
Cette étude a reçu le soutien de la Direction Générale de la Santé et de la Fondation de France. 

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ARTICLE EN COURS DE REDACTION


 

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