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Phobie spécifique
Définition « Peur
irraisonnée et obsédante relative à certains objets
ou à certaines situations. » (Larrousse Psychologie)
Classification des phobies (selon la source américaine) L’agoraphobie
: elle se caractérise essentiellement par la peur irrationnelle
de s’éloigner d’un lieu familier et conséquemment de faire
un malaise dans un lieux public. Le trouble panique (crises d’angoisse)
accompagne généralement l’agoraphobie.
Les phobies
sociales : crainte irrationnelle d’être jugé ou observé
par un autre, de donner le spectacle d’un comportement inadapté,
voire honteux, de révéler cette tendance anxieuse.
Les phobies
simples ou spécifiques : elles regroupent
L’évitement, bien que plus aisé, ne garantit pas une vie plus normale. L’envahissement psychique n’en est pas moins important. Trois composants essentiels du trouble phobique La manifestation phobique, qu’elle soit du domaine de l’anxiété, de l’angoisse, de la panique ou de la peur est tripartite : - dimension corporelle : réaction du corps face à la situation anxiogène (troubles neurovégétatifs, …) - dimension cognitive : ce que le sujet pense au contact et en dehors de la situation anxiogène elle-même : auto-verbalisations, cinéma intérieur, représentations mentales, croyances, …) - dimension comportementale : comment le sujet réagit (évitement, fuite, inhibition, rituels, vérification, obsessions, …) Ces trois dimensions constitueront la colonne vertébrale d’une prise en charge psychothérapeutique.
Phobie spécifique (ou phobie simple ou phobie limitée) – définition DSMIV 1. Peur persistante
et intense à caractère irraisonné, déclenchée
par la présence ou l’anticipation de la confrontation à un
objet ou une situation spécifique.
Les phobies spécifiques sont les plus fréquentes Le tableau
suivant (Bourdon / Journal of anxiety disorders, 1988, 2, 227-241) reprend
les principales phobies et leur rang chez les hommes et les femmes. Parmi
ses phobies les plus courantes, les phobies simples sont les plus fréquentes
: les phobies spécifiques concernent 6 à 7% de la population
Les phobies spécifiques sont les moins prises en charge En matière
d’anxiété, c’est le handicap qui crée le trouble et
la nécessité de consulter un spécialiste. Le handicap
naît essentiellement du degré d’anxiété et de
l’importance de l’évitement.
Mise en place Plusieurs éléments interviennent, en inter-relation. Observation de modèles sociaux Le contexte familial peut jouer un rôle important dans la mise en place d’une phobie. L’enfant apprend un grand nombre de comportements auprès de ses parents. Il en est de même pour les phobies. Si un enfant voit un de ses parents avoir une réponse inadaptée devant tel ou tel objet phobogène, il aura tendance à reproduire ce comportement au contact du même objet. Le comportement mais aussi le discours verbal ou non verbal a son importance. Les commentaires (« fais attention tu vas te noyer »), les anecdotes (« telle personne qui s’est fait mordre ») ou les simples réactions du visage (masque d’horreur face à une souris) sont autant d’apprentissages pour l’enfant. Bref, le modèle donné par les parents est dysfonctionnel, la phobie et son comportement-clé, l’évitement, sont appris. La possibilité de transmission parentale multiplie par trois le risque de phobie chez l’enfant. En dehors de la phobie spécifique, un milieu familial anxieux est le terrain « idéal » à l’ancrage de peurs. Stress chronique, atmosphère anxieuse diffuse, comportements d’évitement, sont le « terreau » du développement d’une phobie. Conditionnement – contexte environnemental La phobie spécifique
trouve également son origine dans une expérience désagréable,
un traumatisme (ex : « être mordu par un chien », «
accident de voiture », …). Ce modèle est le plus spécifique,
mais :
Part d’inné L’apparition
d’une phobie est également due à notre appartenance à
l’espèce humaine : les phobies spécifiques sont pour
la plupart en rapport avec un instinct ancestral de survie de l’espèce
(animaux-prédateurs…., obscurité, hauteurs, lieux inconnus….).
Ces peurs ont été justifiées à un moment ou
à un autre de l’histoire de l’Homme, favorisant l’adaptation de
l’Homme à son environnement. On peut parler ici de génétique
: face à une situation, un comportement automatique de survie refait
surface, entraînant émotion intense et évitement. D’où
l’irrationalité de la phobie.
La peur du dentiste ou stomatophobie Présentation
Causes
Thérapies
Sous hypnose, on va donc opérer cet « archivage ». Il ne s’agit pas d’effacer cette période mais de la mettre à distance, comme un mauvais souvenir, mais sans pont direct vers le présent). La plupart des personnes ayant vécu un événement ou une période traumatisante ont beaucoup de mal en la racontant à aller jusqu’à la fin. L’affaire n’est pas classée, ils sont encore « dedans ». Les techniques hypnotiques actuelles, comme la double dissociation, permettent un lâcher-prise souvent immédiat et sans douleur (il ne s'agit pas de revivre la période consciemment). Sophrologie et relaxation,
complémentaires, permettent de créer une désensibilisation
à la peur. L’état de relâchement est associé
à la scène anxiogène, vécue ainsi de
manière différente, avec le recul et le relâchement
nécessaire. Les techniques bénéficient entre autres
du fait que le système nerveux ne fait pas de différence
entre réel et imaginé. Cette compétence permet de
se préparer à une situation, sans douleur ou appréhension,
en toute sécurité.
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