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Programmation neuro-linguistique
Définition Programmation
neuro-linguistique » ? Quel nom bizarre ! Effectivement, la légende
dit que Richard Bandler, co-fondateur de la PNL avec J. Grindler, a crée
ce terme pour impressionner des forces de l’ordre qui s’inquiétaient
de son activité professionnelle. De la même manière
ce terme aurait été gardé, ajouté à
une kyrielle d’autres termes alambiqués pour impressionner
des éditeurs frileux.Programmation
: tout au long de notre vie, nous programmons des façons d’être,
de penser, de se comporter en fonction de ce nous vivons, rencontrons.
Neuro
: cette capacité de nous programmer repose sur nos capacités
neurologiques. Cerveau, système nerveux nous permettent d’appréhender
le monde extérieur, de percevoir, stocker et organiser l’information
et de mettre en place telle ou telle réponse.
La PNL va se fonder sur ces phénomènes, à travers une exploration précise des comportements, schémas de pensée et états internes, une analyse des stratégies mises en place ou le recadrage du contenu et/ou du sens du vécu, pour aider le sujet à modifier sa palette de réponses, à évoluer ou changer sa perception. Un cerveau
pour changer / R. Bandler / Interéditions 1990
Présupposés PNL La
PNL a théorisé, modélisé la pratique de différents
thérapeutes, dont Erickson. Elle a mis en place des présupposés
qui définissent assez bien la pratique ericksonienne et l’
»attitude PNListe », en matière de communication, thérapeutique
ou non :
-
Chaque personne dispose déjà de toutes les ressources dont
elle a besoin.
Issu
d’Erickson, ce présupposé est capital : nous avons
tous les moyens de nous venir en aide. La thérapie est un simple
moyen d’y accéder. Le patient ne le pense pas nécessairement,
mais si le thérapeute n’en est pas convaincu, là
il y a une souci.
-
La carte n'est pas le territoire
Notre
représentation du monde n’est qu’une lecture
de ce monde. Elle ne constitue un fait objectif, une réalité.
Nos limites sont dans notre carte du monde, non dans le monde lui-même.
Changer ce rapport au monde dans le cadre thérapeutique, c’est
créer une carte plus adaptée au bien-être.
-
Tout comportement, à son origine, est orienté vers l'adaptation
et contient une intention positive.
Nos
actes constituent toujours un meilleur choix possible. Par voie de conséquence,
l’acte thérapeutique sera notamment d’ouvrir
à de nouveaux choix, d’en élargir l’éventail.
-
Plus une personne dispose de choix, plus elle a de chances de réussir
Développement
du précedent présupposé, plus on diversie ses possibilités
de choix, plus on développe ses capacités d’adaptation,
à soi-même, aux autres et au monde.
-
Il n'y a pas d'échec, il n'y a que du feed-back (retour d’information)
L’échec
n’existe pas en lui-même, puisqu’il constitue
un apprentissage, une prise d’information utiles dans l’optique
d’une amélioration ou ‘un changement.
-
Il est impossible de ne pas communiquer
Tout
comportement envoie nécessairement des informations. Tout est signe.
-
Le sens de la communication est donné par la réponse qu'elle
déclenche.
Le
sens de ce qui est émis dépend de ce qui est perçu.
Perception / canaux sensoriels Nous
percevons le monde par nos canaux sensoriels : vue, ouïe, odorat,
toucher, goût
Chacun
a un mode de représentation préférentiel (on ne peut
tout faire en même temps).
Ainsi,
par exemple, se rappelant un épisode de surf sur la côte basque,
certains vont construire la représentation de manière visuelle
(genre carte postale), d’autres de manière auditive (bruit
de la plage, des vagues, du glissement de l’engin sur l’eau…)
et d’autres enfin de manière kinesthésique (sentir
la chaleur du soleil, la fraîcheur de l’air sur le visage,
le contact des pieds sur la planche, la perte d’équilibre…)
Quel intérêt ? Pour le thérapeute, préciser l’orientation du sujet, c’est mettre en place un système de communication efficace. Si vous dites à un kinesthésique : « vous voyez (visuel) ce que je suis en train de dire (auditif), il va répondre « oui », poliment mais n’aura que peu capté (ou pas du tout). Si vous lui parlez en termes de sensations, le discours passera, il se l’appropriera. Pour un non thérapeute, vous pouvez ici préciser votre domaine d’élection, comprendre pourquoi vous ne comprenez pas quelque chose qu’on vous a expliqué cent fois (mais toujours de la manière). Déterminer votre canal de perception privilégié, c’est vous donner l’occasion de convertir, d’adapter toute information pour vous les approprier. Pour
exemple, parfois un film est désagréable. Et suivant la personne,
si on coupe le son du home cinéma ou on déplace les enceintes
(auditif), on change pour le noir et blanc on passe du 16/9 au 14/8 ou
si on s’installe différemment avec une glace au chocolat
(kinesthésique), la (les) perception(s) changent. Votre manière
de percevoir est importante et fondatrice en elle-même, avant ce
que vous percevez (« peu importe le territoire, l’important
est la carte qu’on en fait »)
Les niveaux logiques (Action, pensée, changement) Autre
terme barbare (du à Robert Dilts(1)), il s’agit de strates
internes de l’individu construisant son rapport au réel.
Les niveaux sont au nombre de six :
Un dysfonctionnement vient souvent de la confusion de ces différents niveaux. A noter également qu’un problème à un niveau se règle généralement au niveau supérieur.
(1)
Croyances et santé / R. Dilts / La méridienne
Les submodalités Nous
encodons tous le réel en utilisant les canaux de perception décrits
plus haut. Les submodalités représentent les détails
de cet encodage (comment nos 5 sens ont archivé, stocké une
expérience).
La
première submodalité : Associé / Dissocié (acteur/spectateur).
Cette submodalité est prépondérante. Si on est acteur
d’un souvenir, on le vit de l’intérieur, sans
recul : on voit, on entend, mais aussi on ressent à chaque rappel.
Si on est spectateur, on se représente dans la situation, on peut
établir un recul : on voit, on entend, mais on ne ressent pas. Ceci
est important : quand on est dissocié, on ne ressent pas (kinesthésique
: sensations corporelles…)
D’un
point de vue général, l’intérêt sera
d’être
-
Associé au positif
-
Dissocié du négatif
Les
submodalités sont infinies.
Quelques
exemples :
Canal
visuel :
Associé/dissocié
- stable/flottant net/brouillé lumineux/sombre - focalisation/écran
large - image immobile/image en mouvement - grand/petit –
proche/lointain – en trois dimensions/en deux dimensions
Canal
auditif :
Volume
sonore - distribution droite/gauche du son – bruits de
fond ou non – paroles ou non – sons graves/aigus –
sons proches/sons lointains
Canal
kinesthésique :
Lourd/léger
- Chaud/froid - doux/dur – stable/vacillant – consistant/vide
- corporalité ressentie, endroits du corps…
"On
ressent ce que l’on pense ». Il est donc intéressant
de se pencher sur l’encodage du réel vécu, sur
les représentations mentales construites… Car agir sur
ces représentations, c’est agir sur le ressenti du réel,
de l’ici et maintenant : développer le positif, neutraliser
ou minorer le négatif, transformer différents souvenirs,
différents états internes…
Ancrage L’ancrage
est une technique se fondant sur le réflexe pavlovien. Il s’agit
d’associer inconsciemment et automatiquement un état interne
à un stimulus sensoriel extérieur (image, son, geste, contact
odeur…). Notre vie est constituée de succession d’ancrage
: voix, situations … nous rapportent invariablement à
des états internes (joie, tristesse, motivation, conviction…).
Lorsque nous établissons ce lien entre stimulus extérieur
et état interne, nous créons ce qui se nomme un ancrage en
programmation neuro-linguistique. Dès que l’ancre est
stimulée, nous retrouvons l’état interne associé.
Les ancres peuvent utiliser un des canaux sensoriels : telle odeur vous
replongera par exemple dans l’émotion des repas en famille,
telle musique douce vous replongera dans les états amoureux des
premiers slow… Le tennisman en serrant le poing lors d’une
balle de match a créé inconsciemment un ancrage positif kinesthésique…
On mettra en
évidence deux types d’ancre :
Les types d’ancrages
:
Croyances et apprentissages C’est
en fonction de ce que nous pensons du monde que nous orientons nos choix.
Cette connaissance se construit selon divers processus qui prendront selon
le cas, une forme limitante ou enrichissante. Chacun se construit sa carte
du monde, nous n’agissons pas sur la réalité mais
sur la représentation qu’on en a. Cette nature non-logique
et constitutive de l’ego entraine nécessairement des dysfonctionnements.
1)
Généralisation
(mise en place des croyances, des jugements de valeurs) : c’est
le processus qui vise à tirer une leçon générale
d’événements particuliers, premier filtre entre
nous et la réalité. Ainsi, on établit des croyances,
jugements de valeur.
Exemples
:
Les
hommes sont des salauds !
La
vie est dure.
L’homme
est un loup pour l’homme
Construite
sur des événements du passé, la généralisation
permet d’installer une illusion de contrôle, illusion de
comprendre le présent et de prévoir l’avenir. On
entrevoit aisément à la fois son effet rassurant à
court terme mais aussi son effet pernicieux à moyen et long terme.
2)
Sélection omissions et distorsions : Ayant mis en place des
croyances, on sélectionne ce qui vient confirmer le système,
renforcer les croyances. On en vient à distordre l’information
pour qu’elle puisse entrer dans ce cadre de référence.
3)
Filtres
Nous
filtrons donc la réalité, cela plutôt trois fois qu’une
:
-
Filtre neurologique : notre perception de l’extérieur
dépend de notre cerveau, de notre système nerveux, de la
perception par les sens…
-
Filtre culturel, social : nous apprécions la réalité
selon les critères du groupe auquel nous appartenons.
-
Filtre personnel : chaque individu est unique, aura donc une conceptualisation
du réel personnelle en fonction de ses différentes expériences
(éducation, influence familiale, sociale, événements
de vie…)
.Un
des buts en thérapie ou coaching sera donc d’observer
la carte du monde établie par le sujet et de la recadrer de manière
adaptée au bien-être.
Bibliographie
A votre disposition
pour tout échange ou renseignement.
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