Respiration
abdominale ou ventrale, respiration complête.
Un des buts de l'accompagnement à la maternité et plus
précisément à l'accouchement est de développer
les compétences respiratoires de la future maman. La respiration
complête, lente et profonde (appelée éagelemnt respiration
des trois étages) correspond naturellement aux besoins de l'accouchement
ou du moins à une bonne partie de celui-ci :
- elle facilite un bon renouvellement et ainsi une bonne élimination
du gaz carbonique, évitant un phénomène nommé
acidose, souffrance foetale.
- elle nourrit le travail long et intense de l'utérus, approte
l'oxygène nécessaire.
On peut donc d'ailleurs en fonction de ces arguments s'étonner
de techniques qui visent à la rétention d'air.
Respiration ventrale?
Le terme ""respiration ventrale surprend parfois. On ne respire pas
par le ventre, mais en libérant le ventre, on permet au diaphragme
de descendre et aux poumons de se remplir.
Pour respirer, il faut des muscles. Le diaphragme
est le muscle le plus important de la fonction respiratoire.
Dans une respiration libérée, le
diaphragme s’abaisse à l’inspiration et monte à l’expiration.
Il assure une respiration ample et abdominale.
Dans les respirations superficielles, irrégulières,
arythmiques, le diaphragme est souvent bloqué. Des tensions musculaires
contrarient la liberté du souffle, ce qui impose à l’individu
un surcroît d’effort.
En lui redonnant sa mobilité, on accroît
la ventilation pulmonaire, on masse le plexus solaire, on tonifie la région
abdominale.
Respiration complête, totale (respiration des trois étages)
La respiration complête utilise toutes les ressources respiratoires
de l'individu. On commence par le ventre puis on ouvre la cage thoracique
jusqu'aux épaules : le mouvement suit donc le trajet : ventre -
thorax - épaules (sous-claviculaire). On parle également
de respiration dorsale, car inévitablement, la respiration complête
se ressent également dans la régoin du dos. C'est en fait
tout un être qui respire.
Complète, la respiration procure une relaxation
profonde et tonifie l’organisme. En respirant amplement, on détend
les muscles intercostaux et on libère la cage thoracique, crispations
souvent liées à la peur, la timidité, la rigidité
morale, … Une respiration complète,
équilibrée et stable (enracinement), permet la prise de conscience
de l’individu dans sa globalité.
Outil de détente, de gestion émotionnelle.
En dehors de l'apport en oxygène et dans le cadre de l'accouchement,
le développement des compétences respiratoires présente
d'autres atouts :
- La respiration est la seule fonction vitale dépendante du système
neuro-végétatif que l’homme puisse maîtriser. Participant
à la régulation du système nerveux, de la circulation
sanguine, la fonction respiratoire est bien entendu capitale d’un point
de vue physiologique. Elle constitue une voix d'accès vers un corps
qui s'emballe et un outil de détente.
- D’un point de vue psychologique, la relation entre respiration et
état émotionnel n’est plus à prouver. Mais, dans le
cadre de l’anxiété et de la gestion émotionnelle,
l’important est de constater que cette relation est bilatérale :
La vie psychique influe sur la respiration
La respiration influe sur la vie psychique
En plus d'un contrôle tensionnel, physiologique, le contrôle
respiratoire permet donc également un contrôle émotionnel,
outil de gestion du stress utile dans le cadre de l'accouchement.
Respiration et naissance
L'accouchement va se diviser en plusieurs phases :
- Phase de travail : c'est la période d'effacement et de dilatation
du col de l'utérus. La respiration sera abdominale, lente et ample.
Si les contractions ne sont pas de bonne qualité ou insuffisantes,
l'expiration doit être forcée en contractant les abdominaux,
pour exciter le fond utérin. Entre chaque contaction, relâchement,
respiration ample et lente...
- Juste avant la naissance : la maman peut avoir envie de pousser alors
que le moment n'est pas venu, c'est à dire qu'effacement et dilatation
ne sont pas complets. La respiration ample et lente est là encore
un bon outil pour resister à cette envie, sans arrêt respiratoire
entre expiration et inspiration (et inversement), arrêt qui pourrit
induire une contraction réflexe.
- La naissance/expulsion : muscles abdominaux et utérins collaborent
pour l'expulsion de l'enfant. Là la respiration se modifie, inspiration,
puis expiration lente et forcée (contraction maximale des muscles
abdominaux, serrement, pincement des levres pour limiter l'expiration),
puis inspiration très rapide (car l'enfant pendant cette phase est
"aspiré" vers le ventre de la maman puis expiration lente et forcée
etc...
- La naissance proprement dite : retour à la respiration naturelle,
lente et ample
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Relaxation
Définition - La relaxation : recherche
d’un état naturel
Lorsqu’on évoque la relaxation, on pense
volontiers à une activité de salon plus ou moins ésotérique,
sorte de ramollissement somnolent.
Il n’en est rien. Etymologiquement «Relaxer»
signifie «re-libérer», à l’image du prisonnier
qu’on relaxe.
Il s’agit ici de libérer des ressources
et énergies nouvelles, présentes en chacun de nous.
Le relâchement, tout comme la tension sont
des états naturels.
Chaque fibre musculaire a deux possibilités
: se contracter ou se relâcher.
Pratiquer la relaxation, c’est guider corps et
esprit vers la redécouverte de cet état physiologique inscrit
dans la mémoire cellulaire.
Se relaxer n’est donc pas un phénomène
artificiel ou extérieur. Il s’agit de retrouver et de libérer
des compétences perverties par l’histoire de l’individu : la relaxation
existe en nous de manière naturelle. En plus de développer
des compétences, des outils de relâchement contrôlés,
se relaxer, c’est donc aussi progresser dans la connaissance de soi-même.
Dialogue tonique
Tonus musculaire
La physiologie de l’individu présente
deux types de muscles :
- Muscles lisses (ou muscles blancs) : leur contraction
est autonome, involontaire ou soumise au système nerveux végétatif.
- Muscles striés (ou muscles rouges ou
muscles squelettiques) : unissant les os, ils permettent la mobilité
du sujet. La contraction de ces muscles est volontaire, soumise au contrôle
cérébral.
Ce sont les muscles striés, muscles volontaires,
qui nous intéressent ici. Ces muscles sont maintenus dans un état
de contraction partiel mais permanent : le tonus musculaire, qui permet
par exemple de maintenir le corps dans une situation donnée. Ce
seuil minimal de contraction est bien entendu variable selon l’individu.
Régulation
Les chocs, émotions agissent sur la fonction
tonique du muscle, d’où l’importance de l’apprentissage de sa régulation
en relaxation. Selon ses capacités, le sujet répondra de
deux manières à une agression :
- Dérèglement du tonus musculaire
: agressé, le sujet se contracte exagérément. Cette
dépense d’énergie ne lui permet pas d’agir correctement pour
résoudre le problème. D’autres sollicitations surgissent.
N’ayant pas retrouvé tout son tonus musculaire, cette nouvelle agression
est encore plus mal vécue que la précédente… La tension
devient chronique.
- Régulation du tonus musculaire
: le tonus musculaire est plus bas. L’agression ne crée pas ou pu
de tensions. Le sujet peut réagir, avoir accès à ses
ressources puis retrouver rapidement et aisément son état
de départ.
Fonction et dialogue tonique
La fonction tonique est au centre de la vie de
chaque individu. Dans sa relation avec lui-même, mais aussi
avec son environnement. Dans le cadre de l'accouchement, la
compétence consciente de ce dialogue tonique est importante. Un
dialogue autant physiologique et psychologique, qui permet à la
femme de contrôler son degré de stimulation, de n'utiliser
que les tensions nécessaires pour laissr aller ce qui n'est pas
utile à l'accouchement. Cette gestion tensionnelle diminue les tensions
de la naissance mais aussi par voie de conséquence, accélère
la récupération après accouchement
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Sophrologie
Cette partie se consacre à la sophrologie dans le cadre de
la préparation à la maternité et à l'accouchement
lui-même. Les outils présentés sont sophrologiques,
mais la plupart peuvent être rencontrés en hypnose ericksonienne.
La visualisation, la projection dans une situation anticipée
apporte de nombreux atouts, autant d'un point de vue psychologique (habituation,
positivisme) que d'un point de vue psycho-moteur (apprentissage conscient
et inconscient) ou technique (developpement des automatismes, des différentes
compétences).
La visualisation présente des avantages non-négligeables
: développement des repère spatiaux, temporels mais aussi
maturation psycho-corporelle : le système nerveux ne fait pas la
différence entre réel et imaginé. Visualiser, c'est
donc se donner un moyen de répétition supplémentaire,
de préparation et tensionnelle, et psychique. Il est bien entendu
que lorsqu'il est question ici de visualisation, il ne s'agit pas exclusivement
ou nécessairement d'images, chacun vivant la projection selon
ses propres canaux de perception (visuels, auditifs, kinesthésiques).