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SEXUALITE FEMININE
Sexologie et psychologie ou thérapie psycho-sexuelle
La sexologie a beaucoup évolué ces dernières années,
s’ouvrant aux techniques psycho-corporelles, à l’hypnose et aux
approches cognitives et comportementales. De nombreuses ressources sont
mises à disposition du praticien. Loin d’une perspective psychanalytique,
on met en place des outils, on développe des ressources et on met
en place des solutions. Un dysfonctionnement ou une difficulté sexuelle
n’est plus une fatalité. De même, on peut s’épanouir
au contact de ces approches.
Quelques aspects :
Approche cognitive : les cognitions inadaptées ou défaillantes
(pensées, façon de se représenter le réel…)
sont un élément quasi-systématique des dysfonctionnements
sexuels. Walen (Cognitions et sexualité, 1980) apporte une
étude précise de ce rapport entre pensée et sexualité
qui vient montrer que tout dysfonctionnement est à mettre en rapport
avec des distorsions cognitives : « les ingrédients de base
de toutes les catégories de diagnostique sont un niveau de détresse
induit par des erreurs cognitives d’évaluation, souvent associées
à des erreurs cognitives de perception. »
Approche comportementale : même si elle est limitée
dans un modèle unique (sans approche cognitive) car dépendant
essentiellement de la manière de penser, de se représenter
la réalité, l’approche comportementale peut permettre
le développement de compétences nécessaires à
l’épanouissement sexuel. Associée à la relaxation,
la pratique en imagination permet de développer les champs du possible,
de développer de nouvelles capacités, d’effectuer un apprentissage
utile et adapté.
Hypnose :
- Auto-hypnose positive : D. Araoz (Hypnose et sexologie, 1982)
définit clairement un des phénomènes majeur du dysfonctionnement
sexuel ou de l’inhibition sexuelle, ce qu’il appelle « auto-hypnose
négative ». L’auto-hypnose négative, ce sont des croyances
inconscientes mises en place au fil du temps, qui s’imposent et viennent
parasiter l’épanouissement (commentaires intérieurs, croyances
limitantes, images négatives sur la sexualité…). Ces croyances
très fortes et difficiles à remettre en cause car inconscientes
viennent bloquer l’évolution ou le changement. L’hypnose est ici
un outil important de changement car elle permet l’accès à
ce même niveau inconscient et la remise en cause de ces limitations
ou blocages.
Cette nature hypnotique de la cognition en sexualité se révèle
par le schéma suivant (Walen, 1980) :
1. La perception du stimulus sexuel (« Une femme observe un homme
») L’évaluation cognitive (observation) détermine
la suite
2. Evaluation du stimulus («La femme trouve l'homme sexy »)
L’évaluation
cognitive (évaluation d’attirance sexuelle) détermine la
suite.
3. Excitation physiologique
4. Perception de l’excitation. « La femme sent son excitation
». L’évaluation cognitive détermine la suite (perception
de l’excitation)
5. Evaluation de l’excitation et de sa perception (« Il
m’excite drôlement ! »). L’évaluation cognitive détermine
la suite (évaluation du degré d’excitation)
6. Le comportement sexuel
7. Perception du comportement sexuel («Je fais l’amour»)
L’évaluation
cognitive détermine la suite (perception de l’excitation)
8. Evaluation du comportement sexuel («je prends du plaisir »)
L’évaluation
cognitive détermine la suite (évaluation du plaisir)
En observant cet enchaînement, on observe que les étapes
1,2,4,5,7,8 relèvent de ce qui est pensé et sont hypnotiques
par nature. Ces perception et évaluations sont fortement inconscientes.
L’hypnose est donc un outil privilégié pour agir à
ces différents niveaux et construire une réalité sexuelle
adaptée au bien-être et au plaisir.
- Imagerie mentale : l’imagination est le germe du possible.
Imaginer, c’est se créer le réel. Mais aussi, dans le domaine
hypnotique, c’est se donner le moyen de vivre des situations, émotions
données et vécues comme réel par une majeure partie
de l’individu. L’imagerie mentale présente donc des atouts dans
le domaine de l’apprentissage, du développement des compétences,
de l’évolution des sensations, du changement de perceptions, d'évaluations
et de manières de penser… L’imagerie mentale positive est un aspect
essentiel et important du développement et de l’épanouissement
sexuel : elle neutralise les pensées négatives et ouvre l’esprit
à l’autosuggestion, dont nous avons vu qu’elle était déterminante
dans l'émergence du désir et l’élaboration du plaisir.
Changement : l’imagerie mentale induit trois phénomènes
essentiels :
- Une maîtrise de soi vécue et intégrée
apportée par la répétition et le contrôle des
images
- Des changements de signification et d’évaluation : la
maîtrise de soi entraîne une modification du dialogue intérieur
et des représentations mentales. De ce fait, la situation est recadrée.
- Une répétition mentale venant renforcer encore
l’idée de maîtrise.
L'hypnose, ajoutée aux perspectives cognitives, constitue donc
un élément de choix en sexologie, agissant à tous
les niveaux de la problématique et rendant les changements
et évolutions possibles
Troubles sexuels féminins
Troubles Vaso-Congestifs
Les TVC (Jehu, 1979) désignent une inadéquation de l’excitation
physiologique c’est-à-dire une vasocongestion génitale absente
ou partielle accompagnée d’un défaut plus ou moins important
de lubrification, entraînant inconfort et/ou insatisfaction sexuelle.
Le désir de sexualité est présent, mais le corps dysfonctionne.
On peut parler de panne sexuelle féminine. Comme dans les troubles
erectiles chez l’homme, il n’y a donc pas nécessairement absence
de désir ou frigidité. L’hypnothérapie permet d’induire
des modifications physiologiques adaptées, relâchement, coopération
esprit-corps et lubrification. Les effets dans le cadre des TVC, à
condition de pratiquer quelques séances, sont rapides, efficaces
et durables.
Vaginisme
- Les symptômes
les plus fréquents :
- Les spasmes des muscles de l'entrée vaginale ( muscles bulbo-
spongieux)
- Spasmes des muscles vaginaux du début du rapport sexuel
- Spasmes des muscles vaginaux pendant un examen pelvien
- Pénétration sexuelle impossible
- Examen pelvien impossible
- Peur de la sexualité
- Attitude négative envers la sexualité.
Le vaginisme désigne un spasme involontaire du sphincter vaginal
et du muscle releveur de l’anus, lors d’une pénétration,
ou un contact avec les lèvres internes. Un peu à l’image
de l’œil qui se ferme au contact d’un moucheron. En cela, le spasme est
involontaire, incontrôlé. La pénétration est
alors difficile, impossible ou douloureuse. L’hypnothérapie propose
là encore une approche globale, autant d’un point de vue psychologique
(crainte, culpabilité, non intégration du vagin dans le schéma
corporel et autres phénomènes inconscients…) que physiologique
(entraînement à la détente de la région pelvienne).
Dans les deux domaines, la femme reprend le contrôle de la situation.
Préorgasmie (dysorgasmie)
Il y a dysorgasmie, lorsqu’il y a désir sexuel, stimulation
et excitation mais que la femme ne peut atteindre l’orgasme. Il s’agit
là d’un progression à mettre en place jusqu’à satisfaction.
L’hypnothérapie est un outil puissant de cet apprentissage. Le terme
de frigidité est plus général : il y a frigidité
lorsqu’il y a à la fois trouble du désir, trouble du plaisir
et trouble de l’orgasme. Les techniques d’imageries, de projection de développement
des sensations… utilisées en hypnothérapie constituent un
outil de choix.
Dyspareunie
La dyspareunie se caractérise par des douleurs (au niveau des
lèvres, du clitoris, du vagin ou des organes pelviens internes)
sans contractures vaginales. Ces problèmes présentent fréquemment
une part organique ( Mais autant dans la douleur que dans son appréhension,
l’hypnose apportera des améliorations voir une résolution.
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